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L’arme secrète contre l’extrémisme violent : les femmes

Par : Mark Trainer / ShareAmerica.

L’extrémisme violent touche les femmes de nombreuses façons. Souvent piégées dans les zones de conflit à cause des normes culturelles et, à ce titre, vulnérables à la violence Sexuelle.

elles sont affectées de manière disproportionnée. Parfois, ce sont elles qui commettent des actes violents ou qui recrutent des combattants. Mais elles jouent aussi un rôle actif dans la lutte contre ce phénomène.

En 2013, à l’âge de 19 ans, le fils de Saliha Ben Ali a quitté sa famille en Belgique sans prévenir. Sabri avait été radicalisé par des extrémistes violents islamistes et recruté pour se battre en Syrie. Pas de nouvelles, hormis quelques brefs messages relayés sur les réseaux sociaux. Jusqu’au jour, trois mois plus tard, où sa mère a appris qu’il était mort au combat.

Déterminée à tenir tête aux adeptes d’idéologies extrémistes violentes qui cherchent à embrigader fils et filles, Mme Ben Ali a créé l’association S.A.V.E. Belgium (Society Against Violent Extremism Belgium).

« On n’est pas en colère. On est écœurés. On ne comprend pas comment les gens peuvent se servir de la religion pour faire du mal », a-t-elle déclaré au Washington Times.

S.A.V.E. Belgium organise des ateliers à l’intention des mères musulmanes de familles immigrées de première et deuxième génération. Objectif : leur apprendre à reconnaître les signes de radicalisation et à répondre par un contre-discours face aux groupes extrémistes violents qui veulent recruter leurs enfants.

À 16 ans, le fils de Neriman Yaman a perpétré un attentat à la bombe visant un mariage sikh en Allemagne. Sa mère a partagé, à l’écrit et oralement, les efforts qu’elle avait faits pour essayer de dissuader son fils de se laisser radicaliser. (© Carsten Koall/Getty Images)

Les femmes se servent de leur rôle de mère pour contrer l’extrémisme violent. La place centrale qu’elles occupent dans la société leur donne un avantage par rapport aux gouvernements nationaux et aux organisations qui viennent de l’extérieur.

On en voit un exemple en Afghanistan. Mariam Safi, du Centre for Conflict and Peace Studies*, se concentre sur le rôle des femmes dans la lutte contre l’extrémisme violent dans ce pays.

En 2001, le gouvernement afghan a établi des conseils de développement à l’échelon local, où la moitié des postes sont détenus par des femmes. Mme Safi est convaincue que ces conseils peuvent jouer un rôle important pour ce qui est de contrer l’extrémisme violent.

Si on donne aux femmes qui siègent à ces conseils les outils dont elles ont besoin pour détecter et stopper l’extrémisme, « elles seront en mesure de les transmettre dans les ménages », explique-t-elle dans un article pour la revue Women & Girls que publie la société News Deeply. Mme Safi est persuadée que cette stratégie est préférable à celle qui consiste à faire appel à des gens de l’extérieur, chargés d’« informer » la population.

Au Kenya, Fauziya Abdi préside le réseau Sisters Without Borders*, qui regroupe des organisations déterminées à prévenir l’extrémisme violent. Il y a des preuves que le groupe islamiste militant des Chabab, en Somalie, recrute des hommes et des femmes dans des pays comme le sien, affirrme-t-elle.

Sisters Without Borders s’efforce d’instaurer la confiance entre les communautés et les forces de sécurité, là où la méfiance règne souvent. En outre, ajoute Mme Abdi, « nous poussons à la roue pour que les solutions viennent des femmes elles-mêmes. Cela veut dire, par exemple, qu’on peut les accompagner pour qu’elles aident les jeunes à avoir accès à des projets d’emploi ou à des occasions d’exercer un leadership, ce qui est une option autre que l’extrémisme violent. »

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